mercredi 28 novembre 2012

Le Rhône, la tuile et le parpaing ...

Rhône deuxième ...
 
 J'avais dû remettre à plus tard une sortie avec Paulin pour cause de tempête. Puis il y a eu le moteur thermique HS qui a bousculé quelque peu mes projets.  Mais enfin c'est réparé, on va pouvoir y retourner. Pour la petite histoire, c'était la bobine d'hyper-tension qui était HS.
Entre temps, les conditions ont beaucoup changé, la pluie est tombée en abondance, le Rhône est passé en crue au point que la navigation fut interdite quelques jours mais ça vient de se calmer si bien qu'on peut aller pêcher.
 
Première (et douloureuse) étape, préparer le bateau. Mazette ! Comment un bordel pareil a pu se développer en seulement deux semaines ... au boulot !
 
 
Le lendemain, lever 4h30 pour être à l'aube au bord de l'eau, c'est parti ! Pas mal de postes à débroussailler au programme, dont pas mal de nouveau que je voudrais tester. La pêche peut démarrer.
 
LE RHONE ...
 
Poste 1: pas assez de courant.
Poste 2: trop de courant,
Poste 3: dur à pêcher
Poste 4: Fish on !

 
Yes, un joli poisson au paddle tail Gulp pour démarrer (65+) et un nouveau poste dans les tablettes. La seconde touche sera pour Paulin au Grub Flex orange 4''. Un poisson d'une cinquantaine de cm que je laisserais bêtement tombé à l'eau sans la photo.

mardi 20 novembre 2012

Rhône ... première !

Oui, c'est pourri comme titre mais bon ... depuis le temps que j'attends de remettre les pieds sur le Rhône, m'y voilà enfin ! J'ai bien cru que ça ne viendrait pas ... Il y a eu le WE sans pêche, où le temps fut radieux, puis le WE "Pêche" avec Paulin qui s'en transformé en WE luge pour cause de  bourrasques de 75 à 85 km/h de vent de nord avec de la neige .. et enfin le WE du 1er novembre, je suis à cran. Quand deux jours avant le jour "J" la météo annonce 60 km/h de vent de Sud je crie au scandale mais pas question de renoncer, j'y vais !
 
Cette sortie délicate est de plus l'occasion de partager un moment avec Nicolas un des carpistes que je respecte le plus, même si j'essaie tant que je peux de le convertir au carna .... Une reconversion que j'ai fait moi même il y a quelques années.
 
Quand on arrive au bord de l'eau, au levé du jour, et que le vent n'est pas encore levé je me dis qu'on est béni ! Bha non ....
 
Après avoir tiré sur le moteur qq fois, celui-ci pétouille, crache, vibre mais n'avance pas ... Argh. J'y connais pas grand chose en moteur mais j'ai l'impression qu'il tourne sur un cylindre. Ça fait un peu comme essayer de pédaler sur un vélo sur une seule jambe: rien de bien.
 
 
J'entreprends de changer les bougies mais rien à faire, il va falloir trouver un plan B pour sauver la journée. Ça commence par essayer de mettre à l'eau dans un secteur où on pourra pêcher à l'électrique. Pas très facile mais le Rhône est très bas donc c'est faisable. Et puis finalement le moteur toussote mais avance un peu quand même. Donc je ressors le bateau de l'eau, change de secteur et remets à l'eau plus loin.
 
La pêche commence enfin avec beaucoup de retard ... sondage en règle, teste des échos et à peine descendu, première touche au Ripple ninnow ... miaouuu ...

dimanche 4 novembre 2012

Une dernière sur le Léman ....

Dans le famille "une dernière sur les grands lacs", je voudrais ... le Léman !
 
Pourquoi "une dernière", il y a encore du poisson à faire, et du beau , pourrait-on me demander ? C'est sûr, il y a encore beaucoup de chose à faire, le pêche n'est pas morte même si elle se complique mais l'automne est toujours pour moi l'occasion de passer à autre chose, de diversifier ma pêche. J'ai déjà passé une saison très typée "brochets" plus que d'habitude encore, en raison d'une part de la quasi absence de pêche à la mouche du fait de l'hydrologie de printemps et d'autre part d'aucune escapade glane ou sandre en été. Certes mes résultats se sont révélés assez réguliers sur les lacs mais à un moment, trop c'est trop !
 
J'ai pourtant passé de bons moments lors de cette dernière sortie et à vrai dire, si j'avais eu un peu de disponibilité j'aurais bien joué les prolongations une sortie ou deux mais point de dispo ... donc ce sera bien la dernière.
 
Tout commence donc un dimanche, sur une mise à l'eau du Léman, en compagnie de Nass. Les échos que j'ai eu témoignent de conditions de pêche qui ont radicalement changées, les touches sont devenues rares et les poissons ont bougé. C'est le début de l'hiver. L'an dernier dans ces conditions j'avais trouvé avec Tom une pêche qui nous avait rapportés des jolis poissons. J'y crois encore beaucoup aujourd'hui mais il faudra être patient ... et têtus. C'est ce que j'indique à Nass avant de commencer. Je mise sur 4/5 poissons max mais des jolis. Le parcours est tracé dans mon esprit, il comprend pas mal de postes à sonder et, si tout se passe bien, à pêcher.
 
La pêche démarre ainsi, comme sur le plan. Après une première phase de sondage, c'est le premier arrêt. On est dans un secteur que je n'ai jamais pêché mais que je voulais impérativement sonder. Après avoir trouvé une configuration favorable les leurres sont jetés à l'eau tout azimute, moi au Shad et Nass au lipless. Une quinzaine de lancés plus tard, Nass prend une touche, puis deux mais sans piquer quoi que ce soit. Dommage, chaque touche coûte chère. On insiste un peu puis on continue notre prospection.
 
Comme prévu, peu de poissons au sondeur, de nombreux secteurs sont vides. Le second arrêt sera sur un poste connu. Les mêmes poissons aux mêmes endroits d'un an sur l'autre, encore une fois. Et encore une fois les bancs de perchettes sont localisés sur des secteurs abrités des courants. Cette observation se précise. La pêche reprend, l'insistance est de mise. Une première touche pour moi sonnera le premier poisson.
 
 
Il fait 75 cm, c'est un bon début. Le temps est calme et la pêche reste très agréable. Ce second poste ne nous apportera pourtant rien de plus, les heures filent.
 
Il est ainsi midi passé lorsque nous abordons le secteur suivant. La phase de sondage avant de manger nous révèle une configuration rêvée ... bien que vaste. Ça sent vraiment bon ! On laisse le repas passer avant d'attaquer puis c'est parti ! Mais aucune touche ne se produit... J'y crois pourtant à mort mais je pense que vu l'étendue du secteur l'activité alimentaire des brocs doit être synchronisée ... et donc très variable d'une heure sur l'autre, d'un jour sur l'autre. Il faut repasser c'est sûr ...
 
On continue de prospecter et un petit banc de perche attire notre attention. La pêche commence et bingo ! Nass touche un joli poisson, j'annonce 85 cm ...
 

 
Il fait 98 ... j'ai le compas dans l'oeil, c'est fou ! C'est encore un poisson scoliosé ... l'opulence alimentaire dans ce lac semble telle que même les poissons malformés s'épanouissent et atteignent des tailles respectables ...

mardi 30 octobre 2012

Une dernière sur Annecy ...

Il y a une paire de semaine, lors d'une superbe journée d'automne, je cale une sortie pour profiter en solo du calme retrouvé sur le lac d'Annecy. On est en pleine semaine, je suis quasi seul, un vrai bonheur.
 
 
 
La pêche du lac d'Annecy à cette saison je ne suis pas fan mais je ne dispose pas assez de temps pour aller plus loin et puis au final l'an dernier j'avais fait une assez jolie "dernière" sortie. Comme toujours à cette saison le fourrage s'est compacté en d'énormes bancs très localisés ... comme par exemple celui-ci :
 
 
 
En fait les perchettes de l'année arrivent jusqu'en surface et quand je me penche je les vois sous le bateau. Je trouve toujours surprenant que des poissons de moins d'un an, pour qui c'est donc la première année dans le lac, se positionnent d'une année sur l'autre sur les mêmes postes ... J'ai l'impression que c'est les courants temporaires qui se créent à chaque coup de vent qui les font s'échouer systématiquement dans des secteurs "morts". Ça reste une hypothèse mais chaque fois que j'analyse un peu les tenues j'ai l'impression qu'elle se vérifie.
 
A cette saison les perchettes se nourrissent beaucoup moins et finalement, se déplacer le moins possible devient une priorité vitale. La formation de bancs est une stratégie de défense pour limiter l'impact de la prédation sur les effectifs.
 
Les carnassiers sont dedans, assez actifs mais très peu agressifs. Un peu comme s'ils étaient tombés dans le frigo, ayant juste le bras à tendre pour choper une cuisse de poulet.  Il faut ajouter aussi que sur le lac d'Annecy de nombreuses perchettes meurent à cette saison et qu'en conséquence les brocs n'ont pas besoin de courir très vite pour se nourrir.
 
Je mise sur l'extra lent, le très rapide, un peu tout quoi ... je finis par faire un premier petit broc.

mercredi 24 octobre 2012

Rêve néo calédonien ...

Il est 4h30 du matin, je me réveille par manque de sommeil, dans une chambre d’hôtel de Nouméa. J'aurais pu dormir une bonne heure de plus mais rien à faire, foutu décalage horaire. Je suis arrivé en Nouvelle Calédonie la nuit précédente durant laquelle j'ai dormi ... 4 h également. Si j'ajoute à cela que je n'ai difficilement somnolé que 3 ou 4 heures lors du trajet en avion qui m'a amené jusqu'ici, je ne comprends pas bien comment je peux me réveiller à 4h30 du matin sans avoir sommeil.

Qu'importe, c'est mon second et dernier jour sur place et j'ai bien l'intention de ne pas le perdre à dormir. La veille a été consacrée au but premier de mon déplacement: une mission professionelle. Mais aujourd'hui (ou plutôt demain très tôt), mon avion ne part qu'à 1h45 donc ça me laisse quartier libre pour la journée complète. Pour l'occuper au mieux, j'ai pris rencart un peu avant de partir avec Etienne Picquel, un ami de Sylvain, guide de pêche en Nouvelle Calédonie. Il m'a prévu une sortie, MA première pêche "exotique" aux leurres.

En arrivant sur l'île j'ai pris peur en voyant les trombes d'eau tomber et le vent à 50 km/h courber les palmiers.



Mais Etienne m'a rapidement rassuré:

"Demain, on aura des éclaircies mais le vent restera fort, on verra. De toute façon, ne t'inquiète pas, tu ne retourneras pas chez toi sans avoir pêché !"

La garantie de pêcher, je n'en demande pas plus. Plus que quelques heures maintenant. Je replie soigneusement ma valise et prends une douche pour passer le temps. A 5h15, j'entreprends de négocier un petit dèj à l'hôtel .... gagné ! Le service ne commence normalement qu'à 6h mais ils ont déja reçu le pain et ils allument la machine à café rien que pour moi. Parfait ! je ne partirais pas le ventre vide, et puis ça passe le temps...

Je retrouve Etienne et Pierre à 6h30 pour une session covoiturage jusqu'au lieu de pêche. Pierre est un ami à lui, habitué des lieux. Il sera mon compagnon de pêche du jour.
Je suis incapable de juger de la durée du trajet qui nous a mené jusqu'au port à sec ou Étienne stock son bateau. Les discussions ont été bon train, pèle pèle les sandres de hollandes, ceux du Rhône, les brocs, et bien sûr ... la pêche en Nouvelle Calédonie !

J'apprends ainsi que nous allons tenter de pêcher les fameuses carangues GT, Giant Trevally de son nom anglais ou Caranx ignobilis de son nom scientifique. Etienne me brieffe sur la technique de pêche, les animations, les leurres, le combat ... tout y passe, je me sens prêt. Tout ça me parait toutefois virtuel, je suis déphasé par le décalage horaire, sur une île ou rien ne ressemble à chez moi, en train de parler de pêcher des poissons de magazines.

L'arrivée au bateau rend les choses tout de suite plus concrêtes. On va être bien installé, il est spacieux, bien ouvert pour la pêche et motorisé de deux moteurs de 100 cv, ça va le faire !



En préparant le matos, je reprends quelques repères, retrouve mes automatismes: Faire le plein, charger le matos, monter les cannes, puis soudain je tombe sur une trousse à leurres ... !?



A nouveau je perds pied ...  Absolument pas familiarisé avec ce type de pêche je bloque sur les popeurs de 25 cm dont la face avant est grosse comme un fond de gobelet. La plupart est lacérée de profondes entailles. Je dois rêver, je vais me réveiller mais quand ?

jeudi 18 octobre 2012

Open du Bourget

Comme je commence à prendre l'habitude de faire mon Open annuel et qu'il n'y a pas d'Open sur Annecy cette année je me suis inscrit sur celui du Bourget qui s'est déroulé les 22 et 23 septembre.

Greg étant en équipe avec son amie Myriam, je fais moi équipe avec Sylvain.

Ce fut un très bel Open, avec beaucoup de poissons pris et aussi beaucoup de perches. Pour être bien placé il fallait faire des perches, quitte à ne pas boucler les quotas de brocs. Tout l'inverse de ce que l'on a fait avec Sylvain.

Pourtant avec un métré en seconde manche ça aurait dû le faire !

 
 
En plus on avait du ravitaillement ... à condition de bien viser le paquet de bonbon ...
 
 
Sûrement la faute aux commissaires, trop occupés à pêcher ... obligé de faire leur boulot.
 
 

Je plaisante bien sûr, merci à eux !

Donc on finit en milieu de classement, je vous laisse avec les récits de Sylvain de de Greg qui se sont donnés la peine de faire un récit complet.

http://www.eu.purefishing.com/blogs/fr/sylvain-legendre/2012/09/26/open-du-bourget-2012/

http://greg.gobages.net/2012/09/29/open-du-bourget-2012/

Au miracle ! on finit ex-aequo ...