Je prends enfin le temps de glisser quelques mots sur mon ouverture de la truite. Habituellement je la laisse passer sans trop de regrets, profitant de la pleine période de la sonde pour fréquenter nos lacs tant qu'ils sont déserts. Mais cette année, après quelques sorties à pêcher les feras, je me lasse un peu et c'est avec impatience que je guette le 10 mars. Ma pêche de prédilection est la nymphe à vue, sans hésitation. Mais cette pêche de sioux se marie mal avec le fréquentation des berges un jour d'ouverture. Du coup, pour la première fois de ma vie, je décide de commencer la saison aux leurres. C'est presque une première absolue car je n'ai quasi jamais pêché la truite de cette façon.
Je commence par m'équiper de quelques leurres. Drôle de sensation de ne pas savoir quoi choisir alors que j'ai l'impression de bien connaître ce poisson, ainsi que la pêche aux leurres.
Mais les deux ensemble... mmpff.. que d'incertitudes.
Je retiens deux poissons nageurs et quelques leurres souples. D'instinct, je crois plus aux leurres souples pour leur capacité à passer juste ... En même temps, quand je pense aux scènes que nous font ces chères truites face à une nymphe de 16 posée un peu trop lourdement, j'ai quelques craintes. On verra bien !
Le jour "J" arrive enfin. Simon et Sylvain se sont laissés tenter par cette sortie à destination d'une rivière du Jura qui fait hélas beaucoup parler d'elle en ce moment. Le départ est matinal et nous arrivons au levé du jour au bord de l'eau ... Je fais équipe avec Sylvain tandis que Simon, le solitaire, part en balade. Je commence d'emblée aux leurres souple pour attaquer un poste profond avec des gros blocs alors que Sylvain attaque au poisson nageur.
Je m'applique à passer au plus près du fond, voir entre les blocs lorsque la première touche se produit. Un poisson d'une cinquantaine de centimètres qui surgit du fond et "coffre" complètement mon shad de 7 cm. Le ferrage porte mais ne pique pas. Je suis deg, d'autant que je n'ai pas d'explication à ce raté. Quelques lancés plus tard, un second poisson sort également des cailloux mais cette fois-ci c'est refus. Le profond se termine sans autres touches.
Après une succesion de radiers déja largement pêchés par nos prédécesseurs, nous arrivons dans un second profond, à la faveur d'une courbe. Dès le démarrage du poste, Sylvain transforme sa première touche en poisson. Une truite d'une grosse quarantaine de centimètre.