dimanche 27 mars 2011

La sonde pour patienter

Etant en attente d'un heureux évènement iminant, mes dernière sorties s'orientent logiquement sur le lac au pied de chez moi. C'est la pleine époque de la pêche à la sonde ... la meilleure, c'est à dire celle ou le miroir n'est pas encore (trop) troublé pas le nautisme. En plus, ces jours-ci c'est la curée, il est quasiment possible de s'arrêter n'importe où et de pêcher. L'enjeu principal c'est de faire des poissons maillés .. de plus en plus dur pour la féra (corégone) donc c'est les ombles qui en font les frais.

Une partie de pêche de ce type n'est pas passionnante à raconter, habituellement je ne fais donc pas d'article. Je me contenterai ici de livrer quelques photos commentées ...


Drôle de poisson que ce corégone, du grec koré (pupille) et gonia (angle) ... je vous laisse deviner pourquoi.

mardi 22 mars 2011

Second essais

Second essai sur le Léman, à 50 km du spot précédant. Non, je n'ai pas mis à l'eau au même endroit ! :-)
Nous tentons avec Greg un retour sur le secteur que nous avons pêché à l'automne. L'avantage c'est que nous avons déjà passé pas mal de temps à sonder ce secteur et qu'on connaît à peu près sa morphologie. Suite au retour d'expérience de la pêche précédente, j'explique à Greg qu'il n'y a rien à espérer si nous n'avons pas de détection au sondeur donc c'est par un sondage rapide en règle que commence la journée.

Contrairement à la fois précédente avec Guillaume, on trouve rapidement une baie qui se révèle occupée ... la pêche peut commencer !
Les poissons sont dans plus de 15 m d'eau. C'est pas spécialement bon signe car le fois précédente, les poissons mordeurs étaient moins profond. On dérive tranquillement au moteur et on applique une pêche en linéaire au shad. Comme je n'ai plus Guillaume pour me prêter un bon moulin, je dois me contenter du moulin de secours de Greg qui fait un bruit affreux. Par pitié pour nous deux, j'emprunterai la Carrot de Greg chaque fois que possible.

C'est donc avec sa canne que j'enregistre la première touche manquée, puis quelques minutes plus tard, le premier poisson piqué ... et décroché !


jeudi 17 mars 2011

Un zest de Broc ...

Ca date d'il y a quelques semaines déjà mais je n'ai pas pris le temps de poster ...

Les brocs du Léman ont passé tout l'hiver au coeur des bancs de perchettes, dans 45 m d'eau. J'attendais avec impatience une date que j'avais placée depuis plusieurs mois dans le calendrier , avec Guillaume un local de l'étape. Elle était censée correpondre au début de leur remontée potentielle sur les rivages.
Sur le Léman, la période de fermeture est courte et tardive. Elle laisse le temps de pêcher un peu entre la réapparition des brocs et la fray...

 La WE précédant, je croise Sylvain qui me confirme qu'au détour d'un test de leurre, il a pris un paquet de "chataignes". Guillaume n'y tenant plus tente une sortie avec un collègue qui se solde par la prise d'une série de brochets sympas dans moins de 20 m d'eau... On confirme donc notre sortie, d'autant que la météo est favorable.

L'arrivée au bord du lac est toujours un moment impressionnant ... c'est la mer non ?


dimanche 13 mars 2011

Le traquenard ...

La pêche reprend depuis plusieurs semaines déjà. Un peu de brocs sur le Léman (j'y reviendrai), des ombles et quelques féras (corégones) sur Annecy. La semaine dernière, suite à une sortie broc difficile avec Greg, j'apprends que Sylvain et Laurent ont fait la première belle sortie au corégone de l'année sur le Léman. Je ne suis pas surmotivé par la pêche des corégones mais je dois bien avouer que la perspective de se frotter aux "pavasses" du Léman sur des cannes ultra light est quand même attrayante.

Autant dire que quand Jacky, grand pêcheur à la sonde du Lac d'Annecy me propose de faire une sortie Léman avec Sylvain et Laurent, je n'ai pas hésité une seconde... j'aurais peut-être dû...  :-)

Techniquement, je ne suis pas confiant. J'ai quatre modèles de plombiers qui me permettent de ne jamais être sec lors de mes quelques sorties annuelles sur Annecy mais là c'est le Léman ...
Heureusement, je sais que Jacky à des boîtes pleines donc ça le fera ... pour la féra ... ou pas !

Le RDV est à 7:30 en baie de Genève. Sylvain et Laurent sont à la bourre (une sombre histoire de douane) donc on met à l'eau en attendant. On commence à sonder droit devant pour constater qu'il y a des féras à peu près partout entre 25 et 40 m mais en faibles densités.
En revenant vers la mise à l'eau, on aperçoit le bateau de Sylvain ... ils essayent déjà de gratter des poissons sans nous. Jacky me prévient: "t'inquiète pas ça va charrier un peu entre nous ... c'est une habitude".
Et là dès le début, ça charge ! Ça charge même bien ... en fait j'apprends qu'on ne va pas pêcher AVEC eux mais CONTRE eux. J'apprends dans la foulée qu'ils se sont chauffés toute la semaine par mail et que Jacky leur à promis une trempe mémorable ou quelque chose d'approchant ... avec moi dans le rôle de la botte secrète :-/
Jacky n'a jamais pris une féra sur le Léman et moi non plus. Je pensais qu'on bénéficierait de leur retour d'expérience de leurs sorties précédentes mais du coup c'est caduc. Pff ... on est dans de beaux draps !

La pêche commence mal, ils enchaînent logiquement leurs premières touches pendant qu'on teste des plombiers. Ne sachant pas par quoi commencer, on est bon pour un tour complet de boîte. Pendant ce temps là ... ils rentrent un poisson assez bruyamment :-) . Après quelques essais de plombiers "exotiques" pour essayer de coller avec un tuyau percé :-) je mets finalement un classique de saison. Un plombier de chiro sombre qui devrait coller avec les émergences observées. Je prends une première touche qui nous remonte un peu le moral mais je décroche le poisson. Jacky ajuste son plombier et nous sauve du capot. L'honneur est sauf ... momentanément.


mercredi 26 janvier 2011

La der des der

On pensait que la session dernière était météorologiquement la pire possible. Ce coup-ci, on sait que ce sera pas terrible ... mais on en a vu d'autres !

Bha non finalement, on réétalonne le curseur des sorties difficiles et on place celle-la en tête parce qu'on s'est vraiment caillé. Ce qui me surprend le plus c'est qu'on ait tenu jusqu'au soir ...

Dimanche donc, on arrive sur place vers les 8h30. Greg a limité le chauffage dans la voiture pour éviter tout choc thermique en sortant. Pourtant choc thermique il y a eu !

J'ai déjà trois couches de fringues en bas et j'en ajoute une autre. En haut j'ai déjà quatre couches dont un polaire coupe vent, je rajoute trois vestes. Je mets le bonnet, les deux capuches, deux paires de gants et du coup c'est la première fois que je vide le sac de fringues.

Ça caille vraiment, il fait bien en dessous de zéro et la bise souffle comme un ventilateur. Je commence par tirer 15 fois sur le lanceur pour démarrer le moteur ce qui me procure la seul occasion de la journée de me réchauffer un peu. 

Aller zou !  

Impossible de deviner visuellement la vitesse du courant à cause du vent et ça complique un peu la lecture des postes.

On tente quelques postes en verticale sans succès. On essaye un peu de linéaire mais c'est pas tenable: le fil gèle dans les anneaux et dès qu'on se met debout on caille vraiment .... va pour la verticale.

Le troisième poste nous offrira le premier poisson ! Greg prend une petite touche ... transformée !



Heu ... là je ne l'envie pas parce qu'il faut enlever un gant !


Ce sera tout jusqu'à midi. Etonnement, il y a d'autres pêcheurs sur le tronçons mais ceux qu'on croise attendent encore une première touche. 
On bouge un peu afin de trouver un secteur abrité pour manger. Le bolino réchauffe un peu, ainsi que le grog et je profite de la pause pour glisser deux chaufferettes dans mes chaussures :-D

On repart (un peu) remotivé à bloc ! (à ce stade là c'est de l'auto suggestion). On voit les bateaux commencer à remballer mais on poursuit.

Greg prend une p'tite touche toujours sur son sea shad 5''. C'est une perche pas vilaine.



On refait la dérive plusieurs fois et Greg reprend un tape qui se décroche au bout de quelques secondes ... verdict: Glane ! pas de regret on ne se voit pas trop manipuler un truc plein de mucus avec ce temps.

On change encore de poste et il semble qu'il y a un peu de poissons. Je prends (enfin) ma première touche : une remontée d'un mètre qui me détend le fil .... c'est un Glane, on l'a au sondeur, mais je le queute.
Bof ... pas grave.

On est toujours en vertic' et le vent ne veut pas se calmer. Le moteur tourne à mi-puissance en continu juste pour maintenir la dérive dans l'axe. Sans lui, point de pêche, encore une fois.

Les dérives sont quand même erratiques mais Greg prend un nouveau sandre.


Alors que le jour décline je suis surpris qu'on soit encore sur l'eau. Avant de partir on décide de se finir en linéaire histoire de pas avoir de regret.
On peigne un plateau peu profond en bord de fosse et Greg prend une tape qui lui ôte la queue de son sea shad. Au lancer suivant ce sera une écaille de brème :-/
Et enfin ce sera mon tour ... on pense tous les deux à une brème !   
Pff... ce serait vraiment ridicule pour finir la saison :)

Mais c'est un sandre .. ouf :-)



Un joli poisson (env. 70) qui vient couronner la journée de froid !


Le must c'est que j'arrive à le sortir de l'eau sans mouiller mes gants ni les enlever.

Bon au chaud maintenant !

vendredi 21 janvier 2011

Nymphe à vue hivernale ....

Si il y a bien un truc qui m'hypnotise, c'est de contempler le comportement des poissons à l'écho. L'hiver dernier j'avais profité d'une session de pêche des salmonidés à l'imitation de chironomes pour réaliser quelques captures d'écran. Je profite d'avoir un moment pour vous livrer quelques clichés interprétés.

Pour le contexte, il s'agit d'une pêche fine qui consiste à animer légèrement des imitations de larves de chironomes qui émergent en masse sur les lacs alpins en février/mars. A cette période de l'année, les  ressources alimentaires sont rares et ces émergences constituent le premier "banquet" de l'année. Les poissons principaux qui s'en nourrissent sont les ombles et les féras, suivi parfois de perches, gardons, et plus exceptionnellement de truites. La profondeur de pêche dépend  des émergences; ce jour là ça se passait entre 40 et 45 m.

Voilà ce qu'on peut observer en arrivant au dessus de féras qui s'alimentent:



L'écran est séparé en deux, à droite c'est l'affichage normal et à gauche c'est le zoom x4. L'affichage de gauche correspond au cadre qui figure sur l'affichage de droite. Il y a quelques parasites car je me stabilise au moteur électrique et que celui-ci est sur la même batterie.




La prise d'alimentation des féras lors d'une émergence de chironomes est très caractéristique. On observe le poisson monter, saisir une nymphe, puis redescendre. Ca ressemble un peu au comportement d'un ombre qui nymphe.
Les poissons restent la plupart du temps au fond, à proximité des émergences. Sur la capture du dessus on observe 3 poissons qui s'alimentent sous la sonde, deux ont saisis une nymphe à quelques secondes d'intervalle, reproduisant exactement le même "schéma".
Bon y'a plus qu'à descendre la ligne. J'ai environ 10 hameçons de 16 sur une gambe. Le tout est lesté par un plomb arlesey de 10 g.
L'action consiste à poser le plomb au fond et de simuler la montée de la nymphe.

Capture en live:




Le poisson monte, saisit très probablement la nymphe en haut de la courbe puis commence à redescendre. La perception de la touche se fait lors de la redescente du poisson, ferrage et remontée du poisson !
C'est étonnant de constater le temps de perception de la touche alors que j'avais vraiment l'impression de ferrer immédiatement. Ça laisse quand même pas mal de temps au poisson de recracher. On voit le plomb qui décolle du sédiment et suit le poisson à la remontée.

Ci-dessous le dit poisson :




Une petite féra !

Ci-dessous une autre séquence similaire mais on ne perçoit à l'écran que le poisson qui redescend après avoir pris la nymphe, puis le ferrage et la remontée du poisson.




Idem mais on a l'impression ici que le poisson "sort" du fond. En fait ce poisson était proche du fond, dans la zone d'ombre du sondeur et n'est apparu à l'écran que lorsqu'il est monté pour prendre la nymphe.
Avant la touche il n'y avait pas de poisson à l'écran.


Sur les captures suivantes je suis dans un secteur relativement pentu et donc la zone d'ombre est importante. Je ne vois pas les poissons à l'écran mais des ombles se nourrissent également. Dans ces conditions, je pêche "sous" la ligne de fond et les poissons n'apparaissent que lorsque je les remonte. C'est d'autant plus fréquent que les ombles font des mouvement verticaux moins amples.
Souvent même, il saisissent la nymphe à ras du fond, à leur niveau.







C'est un peu ce qu'on voit ci-dessous ... ça fait un fouilli sans mouvements ascendants.




Manqué ! le poisson à qui j'ai gratté les dents redescend se placer sur le fond.


Sur la capture ci-dessous on voit nettement un autre poisson qui a suivi son congénère sur quelques mètres ... j'ai peut-être raté mon broc :)


Enfin une petite série de décompressions de vessie natatoire.







On voit nettement le poisson monter puis à partir d'un moment, des bulles d'air sont libérées de la vessie natatoire ce qui crée ces "cônes" de bulles. Les féras dégazent sans problème et presque toujours complètement. Contrairement aux idées reçues, les ombles dégazent aussi mais la vessie reste tendue lors de l'arrivée en surface c'est pourquoi il est parfois nécessaire de terminer le dégazage si l'on souhaite relâcher le poisson.




Remise d'un poisson à l'eau ....