jeudi 20 juin 2013

Pâques au toc !

Suite des vacances en famille sur la Jonte

Il pleut quotidiennement depuis que nous sommes arrivés mais il faut croire que cette nuit la pluie était plus forte que les autres jours puisque au petit matin la rivière est plein bord et boueuse. La canne à toc va prendre du service ....



Et c'est tant mieux car j'ai beaucoup de chose à apprendre à cette technique. Presque tout en fait.

Je ne pêcherais à chaque sortie que les 200 m à l'amont du pont. C'est un petit parcours mais il correspond bien au temps que j'ai devant moi pour pêcher : 1 h à chaque fois. 
Je sais que le secteur est riche en poissons, pour avoir fait ma jolie pêche en sèche juste avant le coup d'eau. Alors je prends comme objectif d'en faire autant au toc .... Tant que je n'y arriverais pas c'est que j'aurais pas réellement trouvé les poissons.


Pour le premier essai, la vitesse du courant est très forte alors mon idée de base est de tenter de chercher les amortis, seuls endroits où j'arrive à faire une dérive correcte. Ma première tentative se solde par un unique (petit) poisson et une touche manquée. Mieux que rien mais je sais que je suis passé à côté.


Les sorties suivantes ressemblent très fortement à la première et je n'arrive pas à sortir mon épingle du jeu alors que le débit baisse doucement. Je cherche ...

Un premier indice me met sur la voie à partir du moment où j'arrive à progresser un peu dans l'eau. Je tente de pêcher les secteurs les plus profonds, et non plus les amortis, en alourdissant le lestage. Je prends comme ça un poisson très correct dans un secteur qui m'apparaissait pourtant très courant.


Ce n'est pas la solution absolue mais je prends quelques poissons ainsi .... je progresse. 

Il pleut quotidiennement et les débits restent soutenus. Comme on dit "il va pleuvoir, les hirondelles volent bas". Ici c'est le stade juste après, elles ne volent plus.



Jusqu'ici j'abordais le lestage comme un moyen de percer le courant superficiel pour me "caler" dans les veines d'eau plus lentes, à proximité du fond. L'exercice a ses limites puisque le courant tirant quand même fortement dans le fil, la dérive reste rapide et il est difficile de pêcher vraiment lentement.

J’alourdis progressivement  mon lestage et ce en dépit de la baisse progressive du débit. J'ai l'impression de vraiment gratter le fond et de ne plus faire de dérives "naturelles" mais ça paye.




J'arriverais enfin à mes fins. J'ai tellement mis de plomb, de mémoire de taille 8 à 5 avec 5 ou 6 plombs n°5, que mon montage ne dérive plus vraiment mais ricoche sur le fond. J'arrive ainsi au fond des veines les plus profondes (> 1 m) mais aussi les plus rapides. Ma dérive est ultra lente, quasi verticale sous la canne mais l'étalement du plombage me permet de ne pas trop accrocher.

Ça paye immédiatement avec des poissons plus gros !


La dérive que je fais est seulement 50 cm plus loin que celle que je faisais les sorties précédentes. Et c'est poisson sur poisson.



C'est vraiment plaisant si bien que je ferais le tour complet des postes avec beaucoup plus de réussite.



Et on ne peut pas dire que les poissons n’étaient pas actifs les jours précédents, les ventres sont tendus !



Je ne sais pas si j'aurais réussi à accéder au fond des veines les plus rapides lorsque le courant était au plus fort mais ce qui est sûr c'est que les truites, elles, y étaient.




Ma dernière sortie qui dépassera quelque peu le temps imparti (!) se soldera par la prise de plus d'une dizaine de poissons. Ce petit séjour, ponctué de micro-sorties était enrichissant puisqu'il m'a permis d'insister sur un tout petit secteur jusqu’à trouver les poissons. J'ai appris quelques rudiments de la pêche au toc mais je suis bien conscient de la finesse de la technique et du chemin qu'il reste à accomplir pour réussir régulièrement.

Maintenant on va retourner au broc !


mercredi 19 juin 2013

Vacances au bord de la Jonte ...

 
Les vacances de Pâques sont l'occasion de passer du temps en famille et celles-ci ne dérogeront pas à la règle. Mais quand il y a possibilité de cumuler ça avec un peu de pêche, c'est parfait ! Et ce fût le cas cette fois-ci.
 
Pour 2013, on s'est trouvé un petit gîte avec jardin au bord de la Jonte à Meyrueis. Quand je dis au bord de la Jonte, ça signifie que la porte du jardin donne directement sur la Jonte !
 
 
Alors forcément ça ne sera pas difficile de trouver des occasions de pêcher. Je pourrais ainsi faire des petites sorties, d'environ une heure mais assez fréquement. Un rythme intéressant
qui permet de "suivre" la vie de la rivière.
 
J'avais prévu trois ensembles:
- une canne spinning light pour pêcher aux leurres, (Berkley Pulse 180 cm 5-20 g)
- une canne toc, (Mitchel TruiteXevolution 3.90 m)
- et un ensemble pour la pêche à la mouche, bien évidement. (FTO, soie 4)
 
Le premier jour, l'eau est basse et je profite d'une heure de libre en matinée pour faire une session au leurres durs. Cette pêche assez rapide me permet ainsi de battre un peu de terrain pour me familiariser avec les lieux. Verdict:  au droit de gîte j'observe un parcours magnifique mais réservé aux enfants, aux 70 up ^^ et toutes personnes à mobilité réduite. En aval le milieu est assez homogène et rapide tandis qu'en amont un court tronçon de quelques centaines de mètres présente des successions intéressantes de rapides et de mouilles courantes.
C'est court mais vu la durée prévisionelle de mes sorties c'est bien assez et ça me permetra de rentrer à l'heure (presque) à chaque fois.
 
Je fais lors de cette première sortie mon premier poisson et en fait suivre un second. C'est de bonne augure car la neige n'est pas loin, sur les causses, et l'eau est très froide.
 
 
 
Le lendemain, la dame de l'office du tourisme me suggère "de faire pêcher les petites sur le secteur dédié" (!). Je n'y avais même pas pensé et Licia qui a entendu ça est toute fière de pouvoir "s'incruster" lors d'une de mes escapades.
 
 Trop bon ^^
 
Il y a une jolie "mouille" qui se termine par un plat courant  sur lequel j'ai déja vu une ou deux truites maraudées. Je lui donne "la petite canne" avec un leurre dur et c'est parti. Les lancés sont approximatifs mais certains arrivent dans l'eau. Je suis toujours surpris de constater comme le simple fait de lancer avec un mouliet n'est pas une action naturelle. Cela nécessite de tenir correctement la canne (moulinet entre les doigts), de pincer le fil avec l'index, d'ouvrir le pick-up avec la main gauche, de stabiliser le leurre canne en arrière de la tête puis de la basculer le tout vers l'avant, en lachant le doigt (et juste le doigt) au moment opportun ! Bref, beaucoup de chose pour une petite fille de 5 ans mais elle s'en sort parfaitement. Du moins pendant quelques lancés car ensuite elle préfère que je lance à sa place, après quoi je lui rends la canne et elle "mouline".
 
Et ça ne traine pas, en queue de fosse une jolie truite saisie son leurre et s'y accroche. "papa, j'en ai un !"
Je la laisse mener le combat entièrement, ne m'occupant du poisson que lorsqu'elle arrive à l'échouer sur la plage de sable. Elle est fière comme tout, c'est trop mignon.

 
Quand à moi je n'en parle même pas. Après un paquet de lancés sans autre succès, je troque son leurre contre un ver de terreaux et un rigoletto. J'opère de la même façon, je lance vers l'amont et je lui rends la canne. Je lui dis d'attendre que le rigoletto descende le courant puis de ramener si ça tire.
 
Et c'est reparti ! Un second poisson tente de chipper son ver mais Licia ne le laisse pas faire. Encore une fois elle se débrouille toute seule.
 


En rentrant à la maison Licia est toute fière de raconter à maman qu'elle a pris deux poissons !

J'ai vu quelques poissons gobés durant la séance avec Licia si bien qu'en début d'AM, pendant la sieste de la plus petite je sors la canne à mouche et fais une vraie jolie pêche en sèche sur le secteur amont. J'ai bien évidement oublié mon appareil photo mais je sors une petite dizaine de poissons moyens en très peu de temps, juste ce qu'il faut pour me rassurer sur la densité du peuplement.

Le lendemain, je repars avec les petites mais Licia laisse la canne à Maëlie, 2 ans. C'est l'âge où Licia a ramené son premier leurre alors après tout.
Je mets comme la veille un ver et lance vers l'amont avant de passer la canne. Rapidement un premier poisson vient chipper le ver alors que Maëlie tournait la manivelle tant bien que mal. Il faut quand même admettre que sur ce parcours "enfants" les poissons ne sont quand même pas difficiles.

Je la laisse faire, du moins tant qu'elle mouline dans le bon sens car c'est plutôt du "un tour en avant, deux tours en arrière". Finalement ce premier poisson se décrocha au bord.

Quelques instants plus tard, un second poisson viendra se piquer et celui-là, c'est pour de bon !

 
C'est sa sœur qui présentera le poisson pour la photo tandis que la plus petite essayera de la toucher, incrédule.

 
Ca sera la dernière pêche avec les petites car ensuite, les précipitations qui tombent en abondance vont finir par provoquer une franche montée de eaux. La canne au toc va prendre du service.
 
 
A suivre ...

jeudi 30 mai 2013

Ouverture du Léman ...

Ouverture bien sympa, en deux manches même s'il a fallu se sortir les doigts du c...
Un zest de recherche de poste, un peu de recherche d'animation et quelques poissons juste ce qu'il faut pour garder la moelle cette saison ...

Les récits complets sur le blog Berkeley.




http://www.eu.purefishing.com/blogs/fr/berkley-team-france/2013/05/26/toute-la-difficulte-des-peches-lentes/





http://www.eu.purefishing.com/blogs/fr/berkley-team-france/2013/05/30/toute-la-difficulte-des-peches-lentes-suite/

Promis, le prochain article sera en exclusivité sur ce blog ! ;)



lundi 20 mai 2013

Indécents ...

Ce début de saison à été pour l'ami Simon et moi le théâtre de pêches indécentes en sèche ...












Vous en trouverez l'article complet sur http://www.eu.purefishing.com/blogs/fr/berkley-team-france/2013/05/19/indecents/


lundi 13 mai 2013

Quoi de neuf ?


Je vous ferais finalement grâce du report de mes deux premières journées de pêche de la truite que j'ai faites avec Sylvain (http://www.eu.purefishing.com/blogs/fr/sylvain-legendre/2013/03/14/loverdure-2013/), puis Sylvain et Simon. (http://www.eu.purefishing.com/blogs/fr/sylvain-legendre/2013/03/21/diapora-truite/)



Vous aurez le point de vue de Sylvain, je vous laisse imaginer le reste ^^.

Le point marquant, mis à part une ouverture "sauvée" aux leurres et en NAV, fut pour moi la (re)découverte de la pêche au toc sous l'impulsion de Sylvain. Un vrai plaisir surtout avec du matériel adapté. Je me rends compte à quel point cette pêche subtile peut être passionnante et j'y ai pris goût. Dans mon histoire personnelle de pêche, la période "Toc" a été très courte et rapidement convertie en période "mouche" si bien que j'ai l'impression d'apprendre une technique depuis le début. J'y reviendrais...

On arrive donc à ma fermeture du broc 2013 sur le Léman. Pour ceux qui ne le savent pas encore, ce début de saison 2013 est pour moi l'occasion de rejoindre l'équipe France de Pure Fishing. Une occasion qui ne se refuse pas et j'ai l'honneur dans ce cadre de partager un nouveau blog avec Nicolas Boldo et Morgan Favard. Je ne renonce pour autant pas à maintenir ce blog en vie, plus perso. J'y mettrai des articles complémentaires et des liens sur les articles du blog Berkley. Ceux qui souhaitent continuer à suivre ce blog vous ne raterez rien. Pour les autres vous pouvez noter dès maintenant l'adresse:

http://www.eu.purefishing.com/blogs/fr/berkley-team-france/

Pour revenir à ma fermeture 2013 du brochet, ce fut rude physiquement, comme l'indique le titre du présent article. Vous en trouverez le compte rendu sur le blog Berkley:

http://www.eu.purefishing.com/blogs/fr/berkley-team-france/2013/05/07/calvaire/




A très bientôt puisque je reprend le rythme des comptes rendus hebdomadaires ! Sur ce blog ou sur l'autre ...

Quentin

mardi 16 avril 2013

Reprise et fera-ge !

Bhé qu'est ce qu'il fout Quentin ? pas un post de pêche depuis deux mois ... il est mort ? il pêche pas ? ou pire ... il a est capot ?

Hé non, rien de tout ça, il y a eu beaucoup de taf, du temps à réserver à la famille et un gros relâchement sur le blog. Mais c'est fini tout ça, au boulot, me revoilà pour une nouvelle saison et plein de nouveautés à venir.

Au programme:
- l'ouverture de la truite,
- quelques brocs de fin de saison sur le Léman,
- de la monstro-truite en sèche,
- et une nouveauté bloguesque ...

Mais tout de suite un petit report sur la première sortie post-pêche du sandre. Après avoir récupéré et testé mon terrova i-pilote me revoilà sur l'eau pour une partie de pêche à la Gambe en pleine éclosion de chironomes. Le top pour reprendre en douceur.

 

Les chironomes sont des diptères qui ressemblent fort au moustique, sans le rostre piqueur. Leurs larves vivent dans les sédiments lacustres et consomment la matière organique qui s'y accumule. Ils participent activement au recyclage de la matière organique, à condition qu'il n'y en ait point trop.

Ces larves émergent massivement en mars et représentent une ressource alimentaire importante pour nombre d'espèce de poissons à cette saison.

 Ici un imago

Il existe de nombreuses espèces de chironomes dont les éclosions se succèdent. Chaque espèce présente des caractéristiques propre, notamment en terme :
- de taille,
- de profondeur d'habitat,
- de modalités d'émergence.
Si bien que la pêche consiste à trouver la meilleure profondeur, nymphe et animation du moment. C'est ludique sans être très sorcier. .

 

Lors de cette journée de pêche, les chironomes étaient assez petits et la profondeur de pêche était entre 35 et 45 m. L'absence de vent m'a permis de pêcher à vue exclusivement, au sondeur. L'animation qui m'a le mieux réussi consistait à rester au fond tant qu'aucun poisson n'était visible. Dès qu'un poisson montait voir une nymphe je remontais assez rapidement ce qui provoquait l'accélération du poisson et des touches très nettes. Le top.

Un poisson qui monte au sondeur ça ressemble à ça:

 
Le pic correspond à la prise d'une nymphe.
 
Tous les poissons s'y intéressent, comme le montre la diversité des prises ce jour là:
 
 
Omble

 
Corégone

 
Perche

 
Gros gardon
 


Une petite vidéo au passage ...


Et à bientôt ...